Pachylister Lutarius (Erichson, 1864)

Pachylister lutarius (Erichson,1864)

Famille Histeridae, tribu Exosternini,genre pachylister(s.str), Laos

Hister indus (Dejean,1821),nomen nudum, Marseul 1854

Hister lutarius,(Erichson,1834)

Hister inaequidens (Dejean,1837)

Pactolinus lutarius (Mazur, 1984b)

S.Mazur le signale dans l’est de l’Inde et la région orientale.

Nous avons examiné trois exemplaires femelles. Vang Vien , (5/3/2001)

Labre bordé d’une strie fine, trilobé

Deux stries profondes sur les cotés de l’epistome, se rejoignent en un leger renflement qui sépare le front de l’épistome. Mandibules dotées d’une dent interne forte. Pronotum sans ponctuation, une strie latérale interne interrompue à la base du pronotum. Partie supérieure du pronotum bordée de soies. Deux dépressions au sommet du pronotum au voisinage des yeux, profondes sur deux des trois exemplaires observés, plus faibles sur le troisième.

Elytres lisses, quatre premières stries entières, la cinquième part du milieu de l’élytre et rejoint l’apex.

Strie suturale absente. Tibias tridentés, les autres pattes garnies de deux rangées de douze épines.

Pygidium faiblement ponctué au sommet puis lisse. Propygidium lisse. Apophyse prosternale arrondie.Mesosternum échancré pour recevoir l’aphophyse.

Vue ventrale

de la « protection » des insectes

Un arrêté du 23 avril 2007 fixe la liste des insectes protégés en France pour ce qui concerne les coléoptères, il s’agit :

des Aphaenops (Aphaenops spp.) (Bonvouloir, 1861)

de Carabus auratus spp.Honnorati (Dejean, 1826)

de Chrysocarabus auronitens spp.Cupreonitens (Chevrolat,1861)

de Chrysocarabus solieri (Dejean, 1826)

de Hydraphaenops spp. (Jeannel, 1916)

des Trichaphaenops spp (Jeannel,1916)

Des autorisations peuvent être demandées et délivré par le Préfet du département.

Ceci part d’un bon sentiment, les moyens de rétorsion sont puissants car l’administration peut confisquer le matériel entomologique et la voiture du contrevenant.

Les histeridae ne sont pas concernés, il est vrai qu’ils ne sont pas sujet à tractations commerciales et c’est tant mieux. Cependant on peut se demander si ce ne sont pas encore des mesures « boboisantes » de façades quand on pense au massacre engendré par les produits chimiques dans les champs et  à l’urbanisation sauvage. Il faudra mesurer aussi l’impact sur les nouvelles vocations d’entomologistes qui deviennent aussi une espèce en voie de disparition. Conclusion, le mieux est l’ennemi du bien.

Pachylister Reflexilabris (Marseul,1854)

Une seule espèce en France de ce genre qui compte deux sous-genres  : Pachylister s.str et Santalus (Lewis, 1906)

13 espèces du sous genre Pachylister et 8 espèces du sous genre Santalus. Une seule espèce en France Pachylister Inaequalis (Olivier, 1789).

Ce genre est caractérisé par une mandibule gauche plus longue que la droite. On le trouve dans toute la France , crottin de cheval ou bouses de vache.

Pachylister Reflexilabris est d’une taille imposante pour cette Famille avec 15 mm environ de la base du pronotum à l’apex des élytres. Tibias postérieurs tridentés. Quatre premières stries entières, la 5eme part de la moitié des élytres vers l’apex , la sixième presque absente. Cette espèce se trouve au Laos et Vietnam.

Hololepta plana (Sulzer, 1776)

Tribu Hololeptini ( Hope 1840)

Un corps extrêmement aplati qui fait que cette tribu ne peut être confondu avec aucune autre. C’est une parfaite adaptation au milieu,l’insecte vivant sous les écorces à la chasse de larves de Xylophages (ceux qui mangent le bois). La taille est très variable et le genre inclut le genre néotropical Oxysternus. On connait six genres plus nombreux dans les zones sub-tropicales.

Genre Hololepta (Paykull, 1811)

avec comme espèce type Hololepta Humilis (Paykull, 1811).

ce genre comprend 120 espèces pressentes dans la plupart des régions. Ils ont de taille moyenne à grande. On connait qu’une seule espèce dans nos régions et plus particulièrement en France :

Hololepta (Hololepta) Plana (Sulzer,1776)

C’est l’imago en image ci-dessus. Sa taille varie de 5,5mm à 8,0 mm . Corps noir et brillant, un coprs trés aplati et presque parallèle (subparallèle),

Une tête lisse sans strie frontale avec des mandibules larges et recourbées, antennes larges, la massue aplatie. Le pronotum avec une strie marginale très fine. Sur les élytres deux stries rudimentaires, l’externe oblique, courte à la base qui atteint le tiers de l’élytre, l’interne est réduite à un gros point basal.

Propygidium à ponctuation éparse, le pygidium à ponctuation fine.

Protibias dilatés avec un profond sillon tarsal, mesotibias et metabitibia  plutôt triangulaire, plus courtes et pubescens (poils courts)

L’Edéage (organe génital mâle) court et aplati avec la pied basal plus court que les paramères.

On le trouve sous les écorces de peupliers abattus.

Paramères : Une paires d’appendices du neuvième sternite, placée près de la base du pénis, chez les mâles des insectes autres que les Endoptérygotes. Dictionnaire des termes d’Entomologie E.SEGUY. Editions LECHEVALIER PARIS.

Sternite: partie ventrale d’un segment ( Ant: Stergite)

sur ce site une belle photo de l’insecte:

http://www.biolib.cz/en/taxonimage/id80048/?taxonid=5215&type=0

http://www.scientific-web.com/en/Biology/Animalia/Arthropoda/Insects/HololeptaPlana01.html