Entomologiste une espèce en voie de disparition ?

« Les entomologistes sont des poètes, des rêveurs avant d’être des scientifi ques. Ce sont des hommes ou des femmes qui s’émerveillent encore et toujours devant la nature et les organismes vivants qui la composent. Ce sont des personnes qui n’imaginent pas leur vie sans les insectes. C’est ce qui s’est passé pour moi, et pour tous les collègues que je connais », raconte HenriPierre Aberlenc entomologiste au CIRAD-BIOS. Dès son plus jeune âge, il observait les Carabes dorés, les Cétoines dorées et les Flambés. À 11 ans, il commence sérieusement les prospections dans la nature, sa collection et ses recherches Entomologiste une espèce en voie de disparition ?

 

la suite ici OPIE

Vue ventrale de l’histeridae

Ce shéma represente la vue ventrale de l’histeridae abstraction faites des pattes qui n’y figurent pas, en haut du shéma figure la mentonnière appelée aussi lobe prosternal qui peut être bordée d’une strie. Juste en dessous, la carène prosternale dotée également de stries subparallèles, , cette partie est aussi appelée crête prosternale, cette partie se termine vers le bas par le lobe prosternal. Dans ce lobe se loge le mesosternum souvent ponctué et bordé de stries. Les arêtes epipleurales qui sont indiquées sont inscrites sur la partie dorsale des Elytres. les deux plaques qui prolongent le mesosternum sont nommées métépimères .

Lors de descriptions d’espèces nous irons plus dans les détails. Le prochain post parlera des pattes et des antennes qui sont très caractéristiques chez les histeridae et qui déterminent la famille.

Les deux dessins qui ont servis à la démonstration ont été fait par Marcel Grosclaude, entomologiste (1888-1991)

Vue dorsale de l’histeridae

description de l’histeridae

Le schéma ci dessous représente la vue dorsale d’un Histeridae, les pattes ne sont pas représentées. La tête est dotée d’une strie frontale dont la variation ou l’absence est un moyen d’identification, entre les mandibules se trouve le Labre. Le front peut avoir une une ponctuation plus ou moins forte, plus ou moins dense. La deuxième partie de l’animal après la tête s’appelle le Pronotum. Le pronotum est marqué d’une ou plusieurs stries sur le côté. La plus externe , celle qui est rapprochée du bord est la strie marginale, les autres s’appellent, strie latérale interne et externe. Ces stries aussi peuvent représenter de grande variation ou être absentes. La troisième partie dorsale du corps est constituée par les élytres, les élytres qui sont des ailes sclérifiées ont gardé certaines traces des nervures, ce sont les stries. Les élytres sont infléchies sur la bord avec une dépression longitudinale que l’on appelle fossette humérale. En haut des élytres etre le deux , à la suture un écusson plus ou moins important. Les stries des elytres se compte de l’extérieur vers l’intérieur. Une strie subhumérale externe à « l’épaule » , une strie subhumérale interne puis les cinq stries qui sont complétées par la strie suturale proche de la suture entre les deux élytres.

Ces stries sont absentes partielles ou complètes suivant les espèces. Les élytres sont ponctuées ou lisses ainsi qu’on le voit sur le « miroir » de certains Saprinus( genre) . Enfin, une partie de l’abdomen est apparente laissant apparaitre le Propygidium et le Pygidium dont la ponctuation est aussi importante dans la détermination.

Pour illustrer le propos à partir d’une photo:

http://bugguide.net/node/view/175512

http://www.galerie-insecte.org/galerie/hister_quadrimaculatus.html

les Histeridae dans le monde des Coleoptères

introduction à l’étude des Histeridae, coléoptères

Kingdom : Animalia

Phylum :Arthropoda

Class :Insecta

Order : Coleoptera

Superfamily : Histeroidea

Family : Histeridae (Gyllenhal ,1808)

Les coléoptères sont un ordre d’insectes, (une précision l’insecte a six pattes) dont les ailes supérieures sont des élytres; ce sont les ailes antérieures qui se sont entièrement sclérotisées et constituent un étui protecteur pour les ailes postérieures si l’insecte n’est pas aptère (dépourvu d’ailes) comme les Aptérygotes ,  les Carabes par exemple.

Dans l’ordre des coléoptères existe une famille appelée Histeridae qui fut établie par Gyllenhal en 1808 dans laquelle on compte 330 genres et 4000 espèces décrites.  Les contributeurs à la connaissance de cette famille sont nombreux : on peut citer parmi tant d’autres  Linnaeus, Forster, Fabricius, Gyllenhal, Olivier, de Marseul et plus récemment Gomy, Degallier, Auzat, Dahlgren, Yelamos, Kannar, Mazur, Caterrino, Ohara et bien d’autres qui se sont penchés sur cette passionnante famille.

Comme toute famille d’insectes, les Histerides se classent en :

Sous familles

Tribus

genre

sous genre

Espèces

Nous parlerons des espèces Françaises et paleartiques en général.

Retenons pour ce post les sous familles :

ONTHOPHILINAE (Macleay 1819)

TRIBALINAE (Bickhardt  1914)

HISTERINAE ( Gyllenhal 1808)

HAETERIINAE (Marseul 1857)

DENDROPHILINAE (Reitter 1909)

ABRAEINAE (Macleay 1819)

SAPRININAE (Blanchard, 1845)

Les noms et dates figurant à droite de chaque sous famille sont les entomologiste qui les ont décrites et publiés à ladite date.

Il existe d’autres sous familles attachées à d’autres continents, nous n’en parlerons pas pour le moment. Ces sous familles seront décrites dans un prochain post. Mais auparavant nous parlerons des biotopes, des méthodes de chasse et de conservation puis d’un descriptif de cette famille.